Cher écrivain,
Sur les conseils d’un ami, je me plongeais sans attente particulière dans votre dernier livre. Au bout de quelques pages, je sentais naître une étrange connivence avec le personnage principal. Les moments de lecture devenaient de vrai aspiration dans un monde parallèle. Ma respiration suivait le rythme des phrases. Ma gorge restait sèche dans les moments intenses. J’ai relu plusieurs fois certains passages. Des chapitres me laissaient immobiles et rêveurs. J’ai pleuré dans ce drame qui me ressemblait tant.
Pendant quelques jours, je n’ai plus ouvert le livre. Je faisais de la résistance à cause d’une scène qui m’a choqué. Sa vérité intime s’est propagée en moi dans un écho si violent… Je voulais vous punir de me connaître autant. Je trouve que vous avez su trouver les situations justes et les mots soyeux pour adoucir la réalité. Jusqu’à maintenant, j’avais honte et j’aurais voulu ne jamais avoir vécu cela. Grâce à votre livre, je m’accepte un peu mieux.
Je vous en remercie infiniment.
ZD