Lettre de Thérésa à Francis

Mon chéri,

Cette nuit quand je me suis glissée dans le lit de l’hôtel, pourtant petit, je me suis sentie perdue. J’aurais eu besoin de sentir ton corps, de pouvoir te toucher et caresser ton corps, tes muscles,…

Je rougie de te confier cela en présence de l’écrivain public. Mais comme je n’écris pas le français, il le faut bien.

Dans ce pays, cette ville, ces gens qui t’on vu naître, je pense encore plus à toi que lors de mes autres prestations en Europe.

J’essaie d’observer comment les gens d’ici font pour s’embrasser, se tenir à table, sourire, chanter et parler. Ils aiment beaucoup manifester ou faire grève. J’ai croisé hier les étudiants s’opposant au CPE (Contrat Première Embauche). J’y comprends rien…

J’écoute tout azimut -mot que j’ai découvert hier- ce qui se dit et je te promets d’avoir un meilleur vocabulaire en rentrant.

Les répétitions se passent bien. Ils n’arrêtent pas de dire qu’ils “adorent” ma voix.
Moi, je t’adore en entier. J’adore ta bouche aux belles lèvres et ta langue curieuse qui fouille en moi. J’espère que tu te souviens de mon chant d’amour quand nous sommes au lit. Je tais ici les détails mais je pense que tu vois à quoi je fais allusion.

Ecris-moi chez l’écrivain public, tu sais que je ne peux lire le français.

Je t’embrasse

Ton oiseau chantant
Thérésa

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Published in: on Wednesday 15 March 2006 at 4:22 pm  Leave a Comment  

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