Lettre de Jean à Simone Lebarbu

Ma Simone chérie,

Désolé de faire encore appel à l’écrivain public. Je te promets de faire des efforts next time. J’ai bien eu tous tes happy messages sur mon répondeur. Ils m’ont fait très plaisir surtout dans la situation actuelle. J’ai fait une petite erreur qui est devenue a big thing. A croire que certains se tenaient en embuscade pour me killer dans le dos.

J’ai oublié une clause certes importante dans l’un des contrats qui vient d’être signé avec notre best client. C’est déjà arrivé avant sans que le boss en fasse toute une affaire. En attendant que le contrat soit renouvellé dans un an, this client peut, s’il s’en est rendu compte, changer les honoraires de nos prestations à son avantage… Sirène d’alarme du chief au boss avec scénarios et autres simulations financières. Les services juridiques épluchent la jurisprudence mais sans grand espoir.

Je suis le pestiféré, celui par qui la boite peut couler like the Titanic! Je ne fais plus partie du private staff du boss… Tu te rends compte… Même si c’était sous ma responsabilité, les contrats sont vus par plusieurs personnes. Je suis très mal. Plus j’y repense plus je me demandes comment j’ai pu supprimer une clause si fondamentale dans un contrat type. Le surmenage et la hard pression de ces dernières semaines sont peut-être les premières explications mais quand même. Je ne suis pas loin de pensé que quelqu’un a voulu me nuire. La parano pourrit ma tête…

Tu as certainement raison pour la promotion. J’ai l’impression d’avoir été mené par le bout du nez. Ils m’écoeurent. J’avais trop honte de moi ces derniers jours. Je suis out. Je me dégoutte de tant de naïveté. Je ne pouvais pas t’en parler. C’est presque sûr que je vais perdre mon job. Dans quelques jours, je ne serais plus qu’un minable. Si tu savais comme je m’en veut. Tous ces efforts, tous ces sacrifices for nothing!

Du coup mes congés sont supprimés tant que le boss n’aura pas décidé s’il me licencie pour faute grave ou pas. Je tourne et retourne le problème dans tous les sens. No way pour résoudre la maldonne. Je suis dans une impasse.

Je m’excuse pour tout.

Je t’aime.

Ton mari Jean

PS: Je tremble tellement que je n’arrive pas à tenir un stylo. Encore désolé pour l’écrivain public.

PS de l’écrivain public: N’étant pas si mauvais que vous le pensez, je vous suggère de rejoindre votre mari à Lyon. Il fait peine à voir.

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Published in: on Friday 25 August 2006 at 4:59 pm  Leave a Comment  

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