Lettre de Simone à Jean Lebarbu

Cher Jean,

Je suis fatiguée de ne pas arriver à te joindre ni par mail ni au téléphone. J’aurais préféré avoir une discussion de vive voix avec toi concernant les vacances et concernant nous deux. Je me résous à passer par l’écrivain public qui a promis de te mettre la main dessus.

Je suis très déçue par l’annulation de tes vacances. J’aurais dû faire davantage d’efforts pour te dissuader d’accepter ce poste à Lyon. Je ne peux pas te reprocher tes difficultés actuelles. En revanche, je t’en veux pour l’aveuglement dont tu as fait preuve face à cette promotion. Souviens-toi que je n’ai pas été la seule à te mettre en garde. Je sens que tu fuis quelques choses à travers ta vie professionnelle. J’espère que ce n’est pas moi…

Concernant la suggestion de venir à Lyon faite par l’écrivain public (est-ce que tu lui as soufflé?), je n’ai pas envie de sacrifier mes vacances au bord de la mer pour Lyon, même si je ne doutes pas que cela soit une ville magnifique. Tu me connais assez bien que j’ai besoin du farniente de la plage pour dissiper le stress des gardes de l’hôpital. En attendant de te voir, je passe de très agréables moments avec Noémie, une collègue de boulot dont je t’ai déjà parlé. Elle a pu s’arranger pour déplacer ses vacances. Je la découvre de plus en plus et je crois qu’elle va devenir ma meilleure amie. Elle me comprend et sait me faire voir le bon coté des choses. Après avoir coincé la bulle sur le sable, on se mange quelques tapas ou une salade en bord de plage puis on rentre regarder des séries TV. C’est elle qui m’a fait découvrir Desperate Houseviwes, ces femmes au foyer cherchant à préserver leur équilibre face aux aléas de la vie. C’est réjouissant et caustique à souhait. Nous regardons aussi Lost. Noémie a promis de m’en faire découvrir d’autres comme Six Feet Under ou L World. La météo du mois nous incite d’ailleurs à rester à la maison.

Même si tu n’as pas de congés, j’espère que tu pourrais venir pour un week-end prolongé. Tu me manques. Ce serait l’occasion pour toi de prendre du recul, de nous retrouver et de parler d’avenir. Je trouve que tu as trop le nez dans le guidon.

Je t’embrasse.

Simone Lebarbu.

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Published in: on Wednesday 20 September 2006 at 3:26 pm  Leave a Comment  

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